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| Et nous, qu'est-ce qu'on peut dire ? |
Pas vraiment de superlatif, pas très fort pour ça mais il m’arrive de me réveiller en sueur en criant : « Mendizabal, ce 360 back…merde, de quelle planète ça vient ? » Même dans la journée, mes yeux clignotent, vides, parce que mon esprit est ailleurs. Plus proche des 360 disaster reverse back de Chet Childress. Je n’aurai peut-être pas du me frotter à la jambe de Ben Krahn, comme un Stéphane Bern à celle du Prince de Monaco (qui pour le coup n’a pas pu venir puisqu’il devait arbitrer un Grand Prix de Formule 1 sur son île).
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| Lucia y el sexo |
Ça m’a retourné ces histoires, au point que je ne regardais plus les filles pour savoir avec laquelle j’allais coucher samedi, non, je regardais les mecs !!! Je vous jure, Manuel Palacios, il est hyper sexy avec son bonnet par 30° à l’ombre, bronzé, suant après son run. Un run plus stylé que Seve Ballesteros, enchaînant les pas, mieux que Mikael Jackson, stable sur sa planche comme un cabri sur son rocher. Palacios, franchement, il t’a travaillé le skatepark comme dans un vrai film de boules : ultra technique, nollie front en transfert au dessus du spine, backside Five-O dans le grand bowl (accroches-toi pour faire un truc pareil), caballerial, un maximum de switch, limant au bitume les 2 bowls du fond. C’est bien simple, entre Palacios, Childress et Brian « power » Patch, la nouvelle couche de peinture du bowl est à refaire. Les graffeurs ne s’en plaindront pas de toute façon, donc pas la peine de culpabiliser.
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| Chet le camion |
Un autre qui affectionnait bien le grand bowl, c’était Childress. Il t’a fait ça à l’ancienne, les genoux collés. Je croyais que j’aimais pas ce style au début et ben, non, en fait c’est beau. Surtout quand le gars reste 10mn dedans sans poser le pied par terre. C’est un sacré gaillard ce Chet, le genre truck driver qui te passe successivement backside Five-O reverse front, puis bs disaster, puis pivot reverse, halfcab rock reverse 360°, tail slide front et te dit qu’il est un peu fatigué aujourd’hui…un vrai bâton de dynamite.
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| Tony la cravate |
En parlant de genoux collés, Tony Trujillo, il en tient une couche ce jeune punk, fan de Motley Crue. Son style de skate colle à celui de ses vêtements : rien à foutre, du moment que je rentre mes tricks. Et franchement, là il ne fallait pas rater ses passages, aussi technique que fat, heureusement, mon Dieu, heureusement qu’il a gagné ce Bowlrider 2002. Des exemples de son talent : flip nose tap en faisant crisser ses roues et en poussant des petits cris, bs tailslide en faisant crisser ses roues et en poussant des petits cris, invert en faisant crisser ses roues et en poussant des petits cris, fakie 540° varial en faisant crisser ses roues et en poussant des petits cris, tout ça les cheveux dans les yeux, ça impressionne toujours les juges.
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| Espanol y la calor |
Pour revenir sur les histoire de sexe (parce que c’est quand même ce qu’il y a de plus intéressant), la clique des espagnols était vraiment à ravir les cœurs même déjà pris. Les types sont super gentils, et ont un touché (on parle de skate bien sûr) incroyable, un super feeling. Javier Mendizabal par exemple, il n’était pas le meilleur, loin de là, mais sa sensibilité sur la planche, mon gars, ça fait plus que plaisir à voir. D’ailleurs, Ben Krahn, qui n’est pas espagnol, pourrait penser à se faire naturaliser. Il skate comme un chat, avec beaucoup de switch, il est par exemple le seul à taper un transfert en opposite et à rentrer des fakie ollies sur le hip.
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| American Airline |
Du coté de ce hip, justement, ça volait plutôt pas mal. On aura pas eu droit à ce transfert de fou d’Alex Chalmers il y a 2 ans (de l’îlot au hip) mais Neil Heddings et Alan Petersen ont joué le jeu pour que le public ne demande le remboursement de son ticket. Frontside alley oop pour le premier et des ollie front et back (ce qui signifie sans les mains) à ce qu’il faut de hauteur pour choper les mouettes au vol. Ce qui me fait penser que Mehdi Salah a violemment progressé encore cette année. Ses frontside airs (les indy qu’on appelle ça en skate) deviennent particulièrement solides.
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| Maudit soit qui mal en pense |
Mais délaissons les individualités pour discuter de la globalité de ce contest. Contest qui n’en est pas un mais qui en est un quand même : les runs ne sont pas comptés en secondes comme en park, ce qui laisse le temps (à peu près une demi-heure) à chaque rider de s’exprimer pleinement et de ne pas avoir peur de faire des fautes. Grosse latche donc. Premier gros bon point. Le second, c’est le nombre de ricains qui font le déplacement. Même si on regrette qu’Alex Chalmers, Wade Speyer, ou encore Dan Drehobl ne se soient pas montrés, on ne va pas cracher dans la soupe, le plateau était exceptionnel. Troisième point positif : l’organisation. Les boissons sont à disposition (et gratuites) des riders…et de la presse (vous savez comment vous y prendre pour mettre les journalistes dans votre poche, hein). Quatrième : ça dure 4 jours et c’est au soleil, c’est un peu l’ambiance festival d’été. Mais le soleil, ça ne s’achète pas. Et je parle même pas de la mer juste à coté. Tout ça a donc contribué à réjouir la majorité des journalistes blasés par les contests classiques. Bien vu de la part de Quiksilver et Big Up à ceux qui se bougent pour que tout ça existe. C’est rare qu’on soit enthousiaste comme ça, hein ?
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| Classement |
Un classement puisqu’il en faut un : 1 La joie 2 La courbe 3 Le skate
Best Transfert : AAAAAAAAAAAAAAALAN PETEEEEEEEEERRSSSSSEEEN avec un mystifiant 360° nose grab du hip au bowl.
Best Trick : Omar Hassan avec un flip transfert du hip au bowl
Best (Air)Line : CHEEEEET Childress avec une liste trop longue de tricks
Best Slam : John Pants (là, il faut pousser un cris suraigu comme Tony Trujillo mais ça ne se transcrit pas à l’écrit) avec une tentative de flip transfert du hip au bowl, à une hauteur démentielle. Résultat : une nouvelle épaule très prochainement pour lui.
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Pif
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