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Les premières fois où on a pu croiser un snowboarder en Europe furent à la fin des années 70. Les premiers pays touchés par le virus furent la France, la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche. A la fin de cette décennie, des entreprises comme Winterstick et Burton commençaient à naître aux Etats-Unis et quelques européens se sont intéressés au sport. Henri Authier et José Fernandès faisaient partie de ces quelques pionniers. Au retour d'un voyage aux U.S, ils ont rapporté dans leurs bagages un drôle d'engin nommé Winterstick. Ce fut la première étape importante, le snow allait entamer son ascension européenne.
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En 1980, Paul Loxton, un australien vivant aux U.S visita la station des Arcs avec quelques Wintersticks dans ses valises. L'année suivante, Alain Gaymard, coordinateur de la publicité de la station savoyarde invita le team Winterstick à l'ouverture d'un nouveau village du nom d'Arc 2000. Accompagné de quelques guides locaux, le team Winterstick prit d'assaut les pentes vierges. Parmi les locaux, un jeune de 22 ans : Régis Rolland.
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Régis continua de s'entraîner sur cette drôle de planche après le départ du groupe d'Américains. Après trois mois de pratique, il réussit à tracer un run parfait sur une face pleine de poudreuse. Il avait attrapé le virus. La même année, Alain Gaymard offrit à Régis l'opportunité d'apparaître dans le film promotionnel des Arcs. Réalisé par Didier Lafont, le film Ski Espaces fut l'un des premiers à présenter un snowboarder. En 1983, la même équipe tourna le légendaire Apocalypse Snow. Le film met en scène un snowboarder poursuivi par de maléfiques monoskieurs. Grâce à son caractère imaginatif, le film fut très populaire à travers le monde et fit découvrir le snowboard au monde entier. En 1984 et 1986, Apocalypse Snow 2 et 3 continuèrent dans le même succès. Régis Rolland devint ainsi l'emblème européenne du snowboard.
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Dans le même temps, quelques individus sont en train de créer leurs propres prototypes de snowboard. Tout bouge très vite, quelques entreprises apparaissent. En Suisse, José Fernandés et Antoine Massy créent leurs premières boards (Hooger Booger). En 1984, une entreprise française, DEA, lança la première production en série de swallow tails. Les premières boards Swell Panik apparaissent aussi l'année là. Puis, étape importante, le premier surf shop voit le jour. Eric Gros, patron du shop parisien en question, Hawaii Surf, vend ses propres planches fabriqués maison, ainsi que des planches Burton importées des U.S.
En photo, un document collector de 1983. Un des premiers bons de livraison Burton pour le shop Hawaii Surf, signé de la main de Jake Burton lui-même.
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1985 fut l'année de l'apparition des carres sur les snowboards. Terry Kidwell, un des héros de l'époque, est le premier à donner son nom à une planche, le premier pro-model freestyle de l'histoire. Conséquence de l'ascension de ce nouveau sport, des magazines de ski commencent à publier les premiers tests de snowboards. En France, une autre entreprise pionnière, Hot Snowboards, lance un modèle qui deviendra culte : le One Sixty, créé par Serge Dupraz. Monté avec des carres et une forme de poisson, cette planche marqua un grand pas en avant dans la fabrication des snowboards et influença toute l'industrie. Les autres fabricants s'inspirèrent très vite de l'innovation apportée par Serge Dupraz.
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1986 fut une année de croissance forte pour le snowboard européen. Les riders commencent à évoluer en haute montagne, certains s'attaquent pour la première fois au Mont-Blanc. Des compétitions apparaissent, notamment le premier championnat d'Europe organisé à St-Moritz, en Suisse. La même année, José Fernandés joue les troubles fêtes aux Etats-Unis. Il est le seul européen à participer au championnat du monde de Breckenridge et joue la gagne avec les meilleurs. Il y ride la première planche asymétrique, une Hooger Booger sur des plaques. Ses réglages sont plus avancés que ceux des américains. Durant son séjour, José rencontre le freestyler Terry Kidwell. A son retour en Europe, il a appris à rentrer back-side airs et les rockets-airs, les deux tricks les plus cools du moment.
1987, la popularité du snow est grandissante. On observe encore un rapport de 9 mono-skieurs pour un snowboarder, mais le ratio va rapidement s'inverser. Malheureusement, beaucoup de stations regardent toujours avec ironie les snowboarders, ces drôles de punks habillés en vêtements fluos. Toutes les remontées ne leurs sont pas accessibles. Malgré cela, les compétitions se structurent et des fédérations apparaissent. Le half-pipe est introduit pour la première fois dans les compétitions européennes. Trois américains viennent y faire leur show : Terry Kidwell, Craig Kelly et Bert Lamar.
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1990 voit l'apparition des pro-teams. L'économie est florissante et chaque entreprise a le sien. Jean Nerva, Peter Bauer, Pietro Colturi, Ashild Loftus et Nicole Angelrath constituent le team Europe de Burton. 90 est aussi l'année où un jeune rider inconnu apparaît à Tignes lors de la Kebra Classic. Il gagne l'épreuve de pipe. Son nom est Terje Haakonsen, la légende est née. Après la Kebra Classic, il intègre aussitôt le team pro de Burton, où il enseigne à Jean Nerva comment réaliser les back-side airs.
1992, de nombreux magazines voient le jour un peu partout en Europe. Le snow est plus populaire que jamais. Bien que beaucoup de stations regardent toujours les snowboarders d'un mauvais oeil, certaines d'entres elles leurs créent des espaces spécialement dédiés : les snowparks. En Suisse, Laax, Les Diablerets et Saas Fee montrent l'exemple. En 1998, le snow devient légitime aux yeux du grand public par son entrée aux Jeux Olympiques de Nagano. Nicola Thost, Karine Ruby, Gian Simmen et Ross Rebagliati deviennent les premiers champions olympiques de l'histoire. Des rivalités apparaissent entre les fédérations de snowboard et celles de ski. L'International Snowboard Federation (ISF) bénéficie de la sympathie des pratiquants, mais la Fédération International de Ski (FIS) aura le dernier mot. L'ISF décède, faute de financements.
En 2002, l'industrie du snowboard se ressaisit et crée le Ticket To Ride tour (TTR), une fédération qui propose de restructurer le snowboard mondial. Elle met en place un circuit s'appuyant sur des compétitions déjà existantes et bénéficiant de toute la légitimité de l'industrie et des pratiquants. Terje Haakonsen en est l'ambassadeur. Même si le snowboard est né aux Etats-Unis, il n'est pas exagéré de dire que l'Europe a joué un rôle déterminant dans l'évolution de notre sport.
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J'ai fait les premiers Derby de la Meije ,des Grandes Rousses et de Sarenne avec un snow Duret et j'en suis fière .Merci Michel