recherche ok
Board Ladies
no amis
Oxbow
Protest
HO5
Snow 25/10/2007 HO5
Nicolas Watier, pro-rider bien connu, consacre désormais la majeure partie de son temps au développement d’HO5. Cette société pyrénéenne propose aux stations un service global de prise en charge de leurs snowparks.
HO5, structure spécialisée dans l'aménagement des snowparks
Nicolas Watier Agoride : Peux-tu nous présenter rapidement HO5 ?
Nicolas Watier : HO5, c'est avant tout un groupe de copains. Le noyau dur est composé de cinq amis fondateurs, et il nous arrive de faire appel à d'autres amis du milieu pour des collaborations ponctuelles. La société est spécialisée dans le développement et l'aménagement d'espaces nouvelles glisse : parks, pipes, boarders, rails. Nous signons des contrats avec les stations, qui nous lient au minimum sur la durée d'une saison. Notre prestation va de l'étude du projet, jusqu'à la construction et à l'entretien tout au long de l'hiver. Nous assurons également l'animation des parks grâce à des opérations de communication et d'événementiel.

A : Quels sont vos clients ?
NW : Les stations des 7 Laux, Cauterets, le Tourmalet et Chamonix.

A : Comment cela se traduit-il sur le terrain ?
NW : Pour chaque client, nous dépêchons un chef de park HO5 qui passera tout l'hiver dans la station concernée. C'est lui qui coordonnera l'ensemble des opérations relatives à la construction et à l'entretien du snowpark. Nous utilisons bien sur le park machine de la station mais nos chefs de park conduisent parfois eux-mêmes les dameuses.
 
A : Quel constat pourrais-tu faire des snowparks proposés aujourd'hui en France ?
NW : Clairement, il y a quelques stations qui sont au-dessus du lot et qui jouent un rôle de locomotive : les 2 Alpes, les 7 Laux et Avoriaz. Ensuite, il y en a environ une quinzaine qui essayent de suivre tant bien que mal. Et ensuite, il reste toutes les autres qui sont complètement larguées. Malheureusement, cela représente l'immense majorité. Il existe environ 300 stations de sports d'hiver en France, et un bon tiers propose un snowpark. Cela donne une idée des progrès qui sont à faire.
Le plus souvent, les modules sont construits n'importe comment, mal entretenus, voir dangereux. Par exemple, il nous arrive de voir des tables avec des réceptions plus courtes que le flat.
 
A : A quoi cela est-il dû ?
NW : D'abord, ils ne mettent pas les moyens suffisants. Il est clair que si tu ne mets pas une dameuse dédiée au park chaque nuit, ce n'est pas la peine d'espérer avoir un spot de qualité. Le plus souvent, les stations savent qu'elles sont obligées de proposer un snowpark pour des questions commerciales ou de politique locale. Donc elles le font, mais de manière frileuse, en n'investissant pas suffisamment. Et puis parfois, il peut arriver que les stations engagent d'importants investissements, mais que le projet ne soit pas suffisamment réfléchi. Quand des « jeun's » comme nous débarquent, il faut user de beaucoup de diplomatie pour expliquer aux anciens qu'ils n'emploient pas la bonne méthode.


A : Les choses peuvent-elles évoluer ?
NW : Je pense que oui. Ces dernières années, j'ai pu observer une légère évolution des mentalités. Il y a une nouvelle génération de riders qui arrive et les décideurs ont compris qu'il existe une très forte demande, et qu'ils n'ont plus vraiment le choix. De plus, grâce à l'arrivée du ski freestyle, le potentiel de population pour les snowparks a encore augmenté. Tout ça est encourageant pour l'avenir, ça va dans le sens de la progression, je pense.
 
GuiM le 02/12/2007 à 19h32
Qu'es ce qu'il parle bien ce nico...
Ajouter un commentaire

Votre nom
Votre mail
Votre texte
 
Vérification de sécurité
code
Document sans nom