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Pierre De Le Rue
Snow 13/06/2008 Pierre De Le Rue
Ou les débuts d'un photographe de snow
« Pierre DeLeRue, attends, il ne serait pas de la famille à Xavier, Polo ou Victor ? » Si,si, ce sont même ses cousins. Mais Pierre a choisi une autre voie, celle de la photographie, et il n'aime pas trop qu'on lui parle d'emblée de son illustre nom. Il préfère que l'on évoque ses clichés, son talent et son amour de la photo, ainsi que la place qu'il a commencé à se creuser lui-même dans ce milieu. Le jeune est libre et il a des choses à raconter sur son parcours et sa « première » véritable saison de photographe. Cette page est donc la sienne....


« Vous le savez désormais, je m'appelle Pierre DE LE RUE . Mais ce que vous savez peut être moins, c'est que je fais de la fiantography...
Mais pourquoi ce terme abject dans ces premières lignes de présentation, me direz vous ?
Eh bien, je me suis rendu compte, d'après mon incroyable aptitude à décrypter les anagrammes, que celui de mes nom et prénom est LedeRrierePue...
Chose surprenante et drôle s'il en est ! Je me suis donc mis à signer certaines de mes photos comme cela...LedeRrierePue Fiantography ! Il faut dire aussi que mes premiers tirages Noir&Blanc effectués au lycée puaient d'ailleurs vraiment. J'étais à l'argentique, donc je développais moi-même mes images, et mettais du vinaigre lors du fixage... A cette époque, mon mentor était Rémy Barreyat (en anagramme myRareBaryté !) , même si je baignais dans l'univers de la photo depuis tout jeune.
Mon grand-père a créé Artpyr, après la 2GM. C'est une entreprise familiale de cartes postales à la sauce DE LE RUE qu'a repris aujourd'hui mon oncle. Mon grand père a réalisé avec son Hasselblad de superbes clichés de toutes les Pyrénées, mes montagnes natales. Il était basé à Barèges, où j'ai grandi dans la neige ! J'y passais tous mes week ends et toutes les vacances ...

 
J'ai commencé le snow à 10 ans avec une Crazy Creek Geronimo et des
fixs à plaques ! J’ai fait très peu de ski avant. J'ai été traumatisé au jardin d’enfants par une monitrice qui s'appelait Marie-Rose et qui faisait preuve d’un manque de pédagogie flagrant.
Je suis donc passé au snow vers 10-11 ans, motivé par mes cousins
Francois et Xavier qui déchiraient tout en coupe du monde! Vers 14 ans, je me suis mis à rider sur des étapes du PST (Pyrénées Snowboard Tour) avec mes amis Joffrey Marcou et Pierre Angot. On avait la punk attitude, ceinture à piques, baggies trop fat et tees orlando magics avec l'abeille dessus ! J’ai fait quelques résultats en coupe de France de big-air et j'ai fini vice champion de France minimes en 2002. Mais à Barèges, on était un petit club et je n'ai jamais été trop compet, à la différence de mes cousins qui ridaient à Saint Lary, aux « Brown Bears », entraînant derrière eux une déferlante de motivation ...

Et puis, petit à petit, à force de checker les mags, les vidéos, et de me déboîter l'épaule, j'ai décidé de passer derrière l’objectif, et de faire de la photo mon métier !
J'ai passé un an en école de photo, et six mois à Paris en tant qu'assistant photo dans un studio. J’y ai appris pas mal sur ce métier, et de fil en aiguille, j'ai fait ma première parution l'an dernier.
 
Arnaud Rougier et Veroushka L'image en question a une histoire assez sympa. On avait organisé un shooting de snow/ski/mode avec mes potes du collectif "Amaze". En me baladant dans Paris, je suis tombé sur un rail sympa. Il était situé sur le pont de Bir-Hakeim, et l'on pouvait avoir en arrière plan : la tour Eiffel, le métro, et même de belles sculptures à la parisienne! Il ne manquait plus qu'une icône glamour de Paris et le tour était joué, c'était génial! J'ai donc fait rappliquer Antoine Diet, Arnaud Rougier et Erwan Legludic pour rider et Veroushka, une modèle trouvée sur Myspace.
Avant de réunir tout ce petit monde, on a quand même bataillé pour avoir les autorisations de la préfecture et de la mairie de Paris pour rider ce spot, ce n'était pas simple...
Mais nous y sommes arrivés, et le jour du shooting, j'ai emprunté des flashs de studio là où je travaillais, histoire de m'amuser niveau mise en lumière du set!
J'en garde un très bon souvenir, même si ce travail a été assez critiqué.

 
Le Freshmeat de John Villeneuve. Barèges. Après ces six mois là, j'ai continué à shooter pas mal, et cette année j'ai repris une formation de multimédia avec le Greta qui dure un an. J'ai d'ailleurs fait mon stage chez SnowSurf, dans lequel sont passés quelques uns de mes clichés.
D'autres ont paru dans Surfeuses, pour qui j'ai réalisé les pages mode, cet hiver et cet été.

Continuant sur ma lancée, j'ai aussi travaillé un peu avec Method Mag. En fait, je n'ai fait qu'un freshmeat (portrait d'un rider encore peu connu) avec John Villeneuve.
C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai découvert un des désagréments de ce travail en collaboration avec la presse. Leur graphiste avait recadré la photo en format carré alors qu'elle était en format vertical initialement! J'étais vraiment dégoûté que l'on recadre et retouche mon travail sans me demander mon avis...
Ça ne paraît pas si important, mais en tant que photographe, ça nous perturbe grave!

 
Et puis en faisant des parus à droite à gauche, j’ai contribué à faire « sortir » certains riders, comme Antoine Baduel par exemple. C’est presque ce qui me fait le plus plaisir. Quand tu te rends compte que tu apportes de la fraîcheur au milieu, c’est encourageant !

Et ce qui est génial aussi, c’est que je garde de bons souvenirs de chaque session, de chaque shooting.
Quelque soit la photo, je mets de l'amour dans chacun de mes clichés et je m'impose des
contraintes graphiques assez strictes à toute belle action capturée...
Quand je prends une photo, je fais de mon mieux pour trouver le détail
qui donnera un certain cachet à l'image.
Certaines me parlent d’avantage encore que d’autres, alors voici mes préférées…

 
Pierre Rué ride dans une ruelle mal famée de Pau... C'était lors de la coupe du monde de rugby, la France jouait ce soir là, il n'y avait donc pas de flics dans la rue!
 
Pierre Angot & Jim Dabadie profitant des giboulées de mars 2007 pour rider dans les rues de Barèges! Notre terrain de jeu favori ...

 
Sani Alibabic en onefoot à Cauterets à la fin de l'hiver dernier. C'était lors d'une session organisée par Ho5, pour la bande Blankpaper. Les modules étaient fats, il y avait du beau monde, on s'est régalés...
 
Xav Marcou, en blunt fakie sur le toit d'une grange, toujours à Barèges, my home town !!! De bons souvenirs, et une lumière sympa.

 
Voici une petite action débile d'Erwan Legludic, une sorte de Drop to Flat... Débile, donc drôle !

 
J'aime particulièrement celle-ci, que j'appelle « L'importance du cadre »... C'est Joffrey Marcou à Levignac, chez Claude Thomas, un pote qui organise chaque année une fiesta/session de skate et de snow chez lui alors qu'il ne peut plus rider... Il s'est cassé les 2 chevilles sur un TTR...


Merci à : Ma famille, mon ange gardien, les staffs des magazines, Xavier Marcou & HO5, Florent de Maria & Blankpaper, Mathieu Pinaud & Aktaes, les riders, et merci à toi Lucy, pour cette page !

Pierre
 
Daron de Pierre Sanson le 21/09/2008 à 10h09
Bravo yack, t'as de l'idée et tes photos nous font rêver. J'attends avec impatience celles que tu vas nous ramener de ton périple au Chili et en argentine.
A plus et vive la peuffff
Mayou le 06/07/2008 à 15h01
Yes!!!

Un mec qui cool, qui se prends pas la tête et qui fait un super boulot!

@ l'hiver prochain le poto...
l'ours le 17/06/2008 à 13h03
Très jolie résumé du personnage, en espérant que la neige recouvre vite nos Pyrénées pour repartir s'amuser !
Belles tofs Pierrot!
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