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Nom : Gabriel Bessy Age : 24 Home : Grenoble-Gap Années de ride : 10 Sponsors : Atmosphere Shop, " plus ou moins" Salomon
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Agoride : Comment va ton dos ? Gaby Bessy : Le dos, ça va de mieux en mieux. Je peux m'asseoir depuis cinq jours maintenant, le plus dur est passé.
A : Que s'est-il passé ? GB : A Avoriaz, je suis allé participer au O'Neill je ne sais plus quoi, histoire de voir des gens et de se mettre la pression avec les riders européens qui déchirent ? Et du coup, je me suis déchiré. C'était fin janvier, j'étais grave chaud, je me sentais vraiment bien quand je ridais, mais en même temps, j'étais grave fatigué de l'intensité du début de saison. L'un dans l'autre, entre le « c'est bon, il ne peut rien m'arriver » et la petite fatigue et bien, je me suis blessé assez méchamment. J'ai overshooté une table. Bilan : deux vertèbres pétées.
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A : Les infirmières se sont-elles bien occupées de toi a l'hôpital ? GB : A Avoriaz, les infirmières du cabinet médical ont trop assuré. Trop gentilles et douces à la fois. Super à l'écoute ! C'est important quand tu as mal de voir qu'il y a des gens qui se bougent pour que tu ailles mieux. Un gros Big Up mesdemoiselles.
A : Où en es-tu de ta situation sponsor ? GB : Ce n'est pas la fête du slip si tu vois ce que je veux dire. En fait, si on prend une définition de sponsor en tant que telle, je pense que je n'en ai pas, mais ça négocie à droite à gauche, je m'arrange comme je peux avec qui je peux. D'ailleurs, un grand Big Up à Simon Favier qui bosse pour Salomon et qui m'aide vraiment beaucoup. Et LE shop de Gap, Atmosphere, sans qui je n'aurais jamais pu arriver à faire autant de snowboard et de skate. Merci LOLO, tu es trop un monsieur. Même si j'arrive à tirer quelque peu mon épingle du jeu sur certains points comme les voyages et le matos, la situation sponsor pour les français est quant à elle quasi nulle.
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A : Avec qui aimes-tu rider ? GB : J'aime particulièrement rider avec mes amis du début. On s'est toujours poussés à faire de nouveaux tricks. Quand il y en a un qui apprend un nouveau trick, bing, toi tu es là, obligé de te lancer et après, tu le mets à ta sauce, et re-bing. Et ainsi de suite... Ces gars là c'est Brynild Vulin, Bruno Rivoire, Jean-Jaques Roux. Ils m'ont trop motivé à progresser. C'est une grande inspiration au quotidien. Maintenant que j'habite Grenoble, mes connexions se sont bien élargies et du coup, je ride avec d'autres personnes. J'apprécie particulièrement la ridasse avec Sully Monod et David Livet. Ils ont la motive et le bon esprit qu'il faut. Mais peu importe avec qui je suis, je me fais plaisir même si je suis tout seul.
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A : J'ai l'impression que la scène française est assez renfermée et qu'elle ne se tourne pas trop vers l'Europe. Si l'on prend l'exemple de tous les scandinaves super connus par rapport aux français, il y a une énorme différence. Qu'en penses-tu ? Les français sont-ils simplement moins forts ? GB : Ouais, c'est bizarre tout ça. Je ne pense pas que ce soit la scène qui boude l'Europe, c'est juste que la France ne représente pas un bon investissement pour les marques. Le snowboard ne marche pas trop en France et du coup, c'est difficile de passer les frontières quand personne n'a envie de communiquer sur cette image. Après, en ce qui concerne le niveau des riders, c'est certains que les scandinaves imposent le respect, mais il s'agit de deux scènes complètement différentes, avec des motivations de rides différentes. Disons simplement que la Scandinavie est un réservoir de bons snowboarders, mais qu'il y a des frenchies qui font jeu égal, sans nul doute.
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A : Quel est selon toi la situation des snowparks et du snowboard en France ? GB : Wouahh !!! Là, c'est du gros dossier... Les snowparks et le snowboard en France, c'est un peu la politique de l 'autruche. Oui, il faut des snowparks, mais on en fait le moins possible. Les stations pensent qu'en disant simplement « nous avons un snowpark », elles vont s'en sortir. C'est très pénible parce que ça retarde tout le processus de créations de vrais snowparks. A part quelques stations comme Les 2 Alpes, les 7 Laux, il n'existe pas vraiment de bons parks, ou alors, c'est juste le temps d'un événement et après, la station décide de tout raser ou de ne plus s'en occuper convenablement. Big up à des crews comme HO5 ou Snowpark Division pour faire avancer les choses dans le bon sens.
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A : Qu'est ce que tu fais dans la vie à part du snowboard ? GB : Je suis étudiant, enfin j'essaie, parce que c'est pas évident de rester le cul collé sur une chaise, quand tu sais que dehors il y en a qui se la donnent . Mais au moins, ça me fait faire quelque chose d'autre et ça me permet de me reposer. En plus, j'étudie les langues et c'est plein de minettes, c'est une motive supplémentaire ! Grâce à ça, j'ai aussi pu aller me faire ma propre auberge espagnole pendant un an à Barcelone et ça, ça vaut son pesant d'or. Sinon, je fais du skate et je voyage, j'essaie de lire le plus possible aussi mais ça aussi, c'est pas facile. C'est comme manger des légumes, c'était pas facile au début, mais on s'y fait.
A : Pourquoi as-tu des dreads ? Es-tu rastafari ? Manges-tu de la salade et écoutes-tu du Reggae Music ? GB : Pour les dreadlocks, ça commence à faire une longue histoire maintenant. C'est parti du reggae, quand j'ai découvert ce son, j'ai trop kiffé. Je voyais mon pote Nono, il pouvait chantonner des morceaux de Bob, 2, 3 mots par-ci par-là et hop, j'ai été contaminé. Apres, effet boule de neige reggae, dreadlocks, je me suis toujours identifié au mouvement musical. Avant j'écoutais que du punk, et j'avais une crête bleue, c'est donc naturellement que j'ai commencé à me faire des dreads (je crois hein... parce que c'était il y a 7ans). Pour ce qui est du rastafarism, il y a des trucs cool, mais il y a aussi du mauvais. Au final si tu écoutes bien, c'est comme n‘importe quelle religion. Ça part en couilles et il y a des intégristes. Alors non, je suis pas rastafari au sens stricte du terme, mais je me suis trouvé dedans pleins de principes qui me semblent juste et que j'essaye d'appliquer à ma vie. Respecte la vie, tu ne peux être personne d'autre que toi-même, et du coup petite citation de Bob : "Dont gain the world and lose your soul, wisdom is better than silver and gold". Mais vive la salade quand même !
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A : En parlant de citations, tu m'en balances une de Ali G et une d'un autre film ? Je sais que tu es très fort à ce jeu. GB : -Ali G : « ayiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! C'est une manière très sexiste que vous avez de parler à ces 2 biatchs comme ça ! Wicked !! -Autre film : « Le train de tes injures roule sur les rails de mon indifférence ! »
A : Des bisous, calins et des mercis à des personnes en particulier ? GB : Bisous et calins : Nesta, Brytney , Jak, Gros Lolo, Simon et toutes les meufs que j'ai kiffées. La famille. Matt G. Big Up : Les 2 Alpes, Super Devoluy, Atmosphere.
Texte et photos : Matt Georges
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