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| Romain Maurin 23 ans, né en Polynésie française aux Marquises, ou j'ai vécu les six premières années de ma vie. J'ai toujours été dans l'eau, mais le surf m'a pris ici au Boucau. J'avais 10 ans, mais j'ai vraiment commencé sérieusement vers 13 ans, j'ai commencé l'été, à la maison. à l'époque, j'avais un peu peur des vagues, à 14 ans j'ai eu un scoot, alors j'ai commencé surfer l'hiver à aller avec les copains à Cap-Breton et puis voilà après ça s'est enchaîné. J'avais la chance d'avoir un père qui allait surfer un peu partout le week-end.
Short board d'abord, et puis l'été vu les petites vagues les deux.
Je suis venu au longboard car papa avait un quiver de longboard puisqu'il faisait les compétitions à l'époque, tous les champions qui venaient à la maison Nat Young...
J'ai pas vraiment décidé d'être Lonboardeur, lorsque j'ai décidé de faire des compets, d'abord le niveau est plus accessible, tout en continuant la petite planche dès que les vagues s'y prêtaient, j'avais 16 17 ans, j'ai commencé par les coupes de France, les EPSA, le WLT de 98 aux Canaries, c'est là que ça a vraiment commencé les compets sérieuses.
Je surfe avec un style classique drop knee, que l'on peut pas surfer sur une petite planche. Je ne reproduis pas le style short board même si il y a des basiques comme le roller et le cut-back. Je suis un peu plus classique que la moyenne, moins classique qu'un gars comme Clovis(Donizetti), je n'utilise que très rarement des singles, et puis j'ai des planches légères, mais plus classiques que la plupart, nous ne sommes pas beaucoup à faire le drop knee turn, toutes ces manœuvres classiques spécifiques au longboard.
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| Le Biarritz Surf Festival |
"Cette année, on avait pas trop le droit à l'erreur au Bsf, c'était à la fois les championnats du monde et les championnats d'Europe, le tout en un seul événement. Je n'ai fait que surfer, j'ai arrêté mes études l'année dernière (BTS action Co), c'était la seule compet où je pouvais me dire ok t'as évolué. J'aurais très bien pu me faire éliminer au premier tour...Et beaucoup, beaucoup, beaucoup de pression, plus que jamais, parce que c'est à la maison, parce que c'est la seule compet et puis voilà...Si tu te loupes ...tu te pauses des questions : qu'est ce que je fais l'année prochaine, je continue, je vais travailler... ? Je pense que je vais encore surfer quelques années avant de reprendre mes études, et travailler, pendant un petit moment parce que c'est hyper dur d'en vivre, tu ne peux pas faire carrière, tu fais ça un an, 2, 3, 4, mais il faut pas te déconnecter non plus, à 30-35 ans si tu as une famille des responsabilités. Tu peux avoir assez pour voyager maintenant, mais on n'a pas assez pour mettre de côté, s'acheter une maison, ta carrière dure 10 ans et tu ne peux rien faire."
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| Prochaine étape |
"Là... vacances depuis une semaine, en octobre la compet Bic au Costa rica, avec les Antoines...Delpéro, Cardonnet. Et puis voyage de promotion pour Bear aux Maldives, septembre super vagues à la maison...Coupe de France en septembre, j'espère continuer de progresser aussi bien que cette année. Avec si peu de compet c'est difficile de maintenir la pression à l'entraînement. C'est pas évident, j'espère que l'année prochaine il y aura un tour pas comme cette année, comme je suis dans le top 16...On se retrouvera au dernier tour, que le résultat soit plus logique que sur une seule compétition, que ça récompense la régularité."
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| Esthétique et humanisme |
"L'esthétique propre au Longboard, évidemment, gestuelle esthétique quand tu marches sur la planche c'est comme une danse, la petite planche est plus radicale plus agressive. Quand tu vois Tudor qui est champion du monde c'est une danse, tu peux créer beaucoup plus, c'est une discipline peu connue par rapport au surf, mais qui offre un spectacle plus accessible aux profanes, je souhaiterais que ce sport soit reconnu parce que, pour le grand public, c'est simplement beau. Dans une compet de surf, les gars envoient rollers sur rollers, Joël qui danse sur la vague c'est incomparable. L'influence des figures : ça te stimule ça t'impressionne ça te met plein de choses dans la vue, tu prends tout ce que tu peux pour surfer mieux pour améliorer ton style, et humainement, c'est indescriptible..."
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| Oxbow contest |
"Puerto je trouve ça un peu dommage, que 16mecs tu es dedans c'est super t'es pas dedans, tant pis ...Il y a tellement de mecs qui surfent bien...c'est dommage qu'ils ferment et qu'ils ne fassent plus un vrai tour, c'est leur choix, peut-être l'année prochaine y aura-t-il des trials, sinon le concept est bon."
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| Raccourci |
Home spot Boucau, Laffitenia en hiver, Mentawaii machine à vagues parfaites, et plein d'autres endroits où j'aimerais aller, impossible de dire, Australie de l'ouest, Amérique centrale... Quiver Ça va du fish 5,10, 6,4 normale, gun7, et les 9 de compet, 10 Takayama classique, une 12 qui traîne dans le garage pour le tandem, les paddle board et les pirogues, j'ai de quoi faire Tous les surfers ne sont pas des watermans, mais je ne suis pas non plus un vrai waterman qui traîne son caillou sous l'eau comme Laird. J'aime ramer être sur l'eau même avec les palmes, sans rien. Musique Ben Harper, plein de zike, Hendrix, Van Morrisson, des vieux trucs... Suis pas hyper punk...La surf music aussi...Ce que fait Beau (Young) c'est pas mal aussi on attend avec impatience le CD qui va sortir. Film Moore Michael ce genre de film tout ce qui ouvre les yeux sur ce qui se passe dans le monde, on est censés êtres au courrant mais plein de gens ne savent pas ... Livres Je ne lis pas beaucoup à part les classiques, l'Alchimiste...je ne suis pas trop bouquin en fait. Sponsor Bear, Bic sport, FCS. Merci, parce que grâce à, eux j'ai pu passer une année super, et puis j'espère en passer une encore meilleure l'année prochaine c'est vrai que sans eux, je n'aurais pas pu aller en Australie, à Bali, un peu partout parce qu'avec la dotation des compets, on ne peut pas aller très loin ...1000 euros pour le championnat du monde.
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Crédit Photos: BIC SURF Texte: Natalia Lorenzo Vera
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