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Alors que le vol de Paris effectue un long virage sur la droite, j’aperçois enfin par le hublot Santa Maria, tout au sud de l’île de Sal. Enfin, me voilà au Cap Vert, l’île mythique ! Le rapide survol de la Cote Ouest confirme la légende : des lignes régulières viennent percuter la côte. Le swell est bien là et se déchire sur Punta preta. L’image est magnifique.
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1er choc visuel à la descente de l’avion : hypnotisé par les vagues, je n’avais pas remarqué que l’île est quasiment vierge de toutes végétations . D’ailleurs, le vent, qu’aucun élément n’arrête, me frappe le visage et me rappelle la raison de ma venue.
Après s’être débarrassé des formalités d’usage, nous voilà enfin à Sal. Pour votre culture personnel, Sal n’est habité régulièrement que depuis un siècle. C’est l’exploitation du sel -comme son nom l’indique- qui fut à l’origine de l’implantation humaine. Ancienne colonie portugaise, l’archipel fut ensuite délaissé par son colonisateur. Mais, dans les années 60, les Sud-Africains, encore empêtrés dans le régime de l’Apartheid, demande aux portugais l’autorisation d’implanter un aéroport international sur l’île (la plus plate de l’Archipel). Les portugais donnèrent leurs accord et ainsi, Sal retrouva une seconde vie en devenant le seul aéroport international du coin. Le Cap Vert n’obtiendra son indépendance qu’en 75, et à partir de là, une nouvelle aventure commence pour le peuple capverdien : le windsurf. Les premiers à naviguer à Sal sont des stewards de la compagnie aérienne. Mais, c’est François Guy et Babeth Coquelle qui les premiers vont développer la destination et rapidement, Sal devient le spot incontournable que l’on connaît. Plus tard, Damien Richard, l’hawaïen Mafia
Bar, Patrick Heinz Club Mistral et Jérôme Baggio vont populariser le Soul tripping à Cabo Verde. Mais, ils ne furent pas les seuls à tomber amoureux de cet archipel accueillant et rude : Renaud Simon et Josh Angulo, charmés par l’endroit, vont décider de s’installer définitivement. Cette reconnaissance des riders achèvera de rendre mythique ces fabuleux spots.
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Aussitôt sorti de l’aéroport, nous chargeons le pick-up-taxi, direction Pluto Aluguer. Nous traçons direct par la route bitumée qui descend plein sud à travers le désert de sable et calebasse vers Santa Maria. La musique traditionnelle du cap vert, La Morna, accompagne notre découverte de l’île. Popularisé par Cesaria Evora - la diva aux pieds nus-, elle incarne le life style Cap Verdien, à la fois cool et humain. Rapidement, nous atteignons le premier spot de notre trip, Punta. Nous sommes les seuls à marcher sur la plage et c’est comme si nous étions les premiers hommes à fouler ce sol! Enfin, nous passons la dune et là… c’est un peu une déception car le spot est menacé par le béton. Néanmoins, il reste très bon pour le surf, si le swell ne joue pas les prolongations. Le kytesurf trouve également à Sal un lieu à sa dimension. Le seul inconvénient est un puissant vent off-shore. Un minimum d’expérience est donc requis pour pratiquer.
De tous les spots du Cap Vert, celui-ci est le plus impressionnant et le plus complet. Néanmoins, il ne faut surtout pas hésiter à vous déplacer dans l’île. Celle-ci n’est pas grande et recèle de charmants endroits comme la baie de Santa Maria où vous attends une bonne session de freeride.
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Juste après la session, une bonne adresse pour les pâtisseries et la petite restauration, le Relax. Pour un vrai repas, n’hésitez pas à rentrer dans les petits bars, ils servent souvent à manger et le rapport qualité/ prix y est très raisonnable.…. Mes préférés sont le Catchupa, le Maritino (bar et spécialités locales) et le Rolls Royce, un resto roots qui passe des vidéos de windsurf. Attention, ce dernier est souvent plein… normal il y a 3 tables ! Si vous voulez du chic et du très bon, je vous conseille le Pescador. Vous serez servis mais l’addition y sera évidemment salée !
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Dans les bars et les boites, vous entendrez souvent de la funana, une musique dansante traditionnel et celle-ci accompagnera tout votre séjour. Quelques CD feront d’ailleurs de très bons souvenirs ! Mes lieux de perdition préférés sont Le Squeeze, le bar tenu par Renaud Simon, la musique y est aussi sympa que l’ambiance et le Rasta Bar, tenue par Jonsire, le rasta windsurfer, un endroit incontournable.
Si vous voulez retrouver un peu l’Europe et la technologie, vous avez le Kalema, un vidéo bar de style européen et le Wind Pub, un resto bar connecté à internet, très pratique lorsqu’on est venu juste en short et la board à la main au bout du monde ! Et pour la fête jusqu’au bout de la nuit, je vous conseillerais une seule adresse, le tout nouveau Pirata dans un décor incroyable. Only for pirates, of course…
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