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| Le trip |
Paris, octobre 2001.
L’hiver Parisien, gris, froid, humide et beaucoup trop long, est bel et bien installé. Vautré en face de mon écran, l’esprit embrumé par le manque de sommeil, je tente tant bien que mal de me concentrer sur la tonne de travail en retard. Mon cerveau vicieux me joue des tours en me projetant des images de surf, d’eau chaude et de soleil que je tente à chaque fois de chasser très loin, sans grand succès.
Soudain, le téléphone retentit, me sortant brutalement de ma torpeur comateuse.
" Allo Arthur, c’est Raphaël de Vans, tu fais quoi début novembre ? " " Euhhh ch’sais pas ,ze routine quoi... enfin bon rien de spécial, euh... pourquoi au fait ? " " Ecoute moi bien, je crois que cela va te plaire… "
• Anse à la Bouelle, Guadeloupe, novembre 2001, sunset time :
and the DREAM becomes reality !
Le sourire jusqu’aux oreilles, tranquillement assis sur ma board en attendant le prochain set, je savoure ce rêve éveillé : la baie sauvage dont la végétation luxuriante est comme embrasée par la lumière de cette fin d’après-midi, l’eau chaude et translucide, à peine ridée par un léger souffle d’air et cette petite droite sympa qui déferle très proprement sur une centaine de mètres et que l’on ride entre potes.
Ce coup de baguette magique, nous le devons à Vans (Ze Punk Rock Skate Shoes Company), l’organisateur de ce voyage qui est une première du genre.
Le principe est simple : rassembler des représentants des principaux médias surf français dans une destination exotique et prendre du bon temps tous ensemble en découvrant les différents spots de l’île.
L’équipe des heureux larrons était composée de : Archi de Surf Europe, Yves de Blast, Guillaume de
Surf Session, Porn Star et Art d’Agoride ainsi que Chris, Raph et Tony de Vans (sans oublier Jule, master ès sauces à pastas !).
Tout ce petit monde était logé dans une petite maison " on ze beach ", théâtre de teufs mémorables au punch local (à base de rhum à 62° qui met une sacré claque !).
Et le surf dans tout ça !
Et bien, la Guadeloupe est une mine d’or de bons spots. Il s’agit principalement de vagues de reefs assez accessibles mais les hard core surfers pourront aussi se mesurer par endroit à de sérieux barrels sur fond de corail affleurant.
Le seul hic est que la plupart de ces spots ne marchent pas souvent : armez-vous d’un véhicule, d’une bonne carte et de votre flair de fin limier et vous trouverez de bonnes vagues presque tous les jours en hiver.
Nous avons eu des sessions très sympas dans la belle anse à la Bouelle, où l’on trouve plusieurs peaks (gauche et droite) bien exposés aux houles de Nord à Nord-Est.
Le point de ralliement des surfeurs de l’île se situe au Moule qui est un des spots les plus consistants de le Guadeloupe. Ce spot peut être parfait par belle houle de Nord et vent off-shore (assez rare) mais même avec du vent side/on-shore modéré (ce que nous avons eu) il reste très amusant : la vague pousse bien et la dalle crée pleins de petits bowls qui permettent d’envoyer de bons tricks.

Les locaux ont un niveau très élevé et le spectacle un mercredi après-midi vaut le détour avec des kids qui se jettent dans tous les sens et envoient des roller slashés, 360 et autres aérials. L’ambiance à l’eau reste super bonne comme sur la plupart des spots de Guadeloupe et les lève-tôt pourront profiter des vagues sans personne.
Enfin, nous avons également surfé la droite mythique de Port Louis dans un bon 80 cm offshore. Le cadre est paradisiaque et la vague déroule à n’en plus finir sur le corail: on se croirait presque en Indo !
En résumé, du bonheur, du bonheur et encore du bonheur.
Un grand merci à Vans pour cette initiative et à Raphaël pour son idée de génie et son organisation sans faille, à Air France qui nous a transportés confortablement ainsi que nos boards et à Bob (Marley off course) qui nous a accompagné tout
au long de ce séjour.
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| Spot check |
Les îles des caraïbes sont réputées dans le milieu de la voile pour leurs alizés constants et leurs eaux calmes, ce qui est rarement une bonne nouvelle pour les surfers. Toutefois, comme la Barbade, la Guadeloupe attire les swells de Nord issus des dépressions situées au-dessus de la cote est des Etats-Unis et chope plein de swell de vent, ce qui en fait une destination de petit surf constant avec des pics à 2-3m pendant l’hiver.
• Le Moule
Le Moule est la base des surfers vu que la côte NE en forme de croissant est la plus exposée au swell. Le Moule lui-même, ancienne capitale de Karukra, l’ancien nom de la Guadeloupe, est la vague la plus consistante. C’est typiquement une gauche onshore d’environ 1m avec un take-off qui pulse.
On s’y rend facilement et le parking est idéalement placé pour mater, mais rentrer et sortir de l’eau est une autre paire de manches.
Débutants, faites attention aux rochers et aux oursins, surtout depuis que la jetée a été construite. Vous trouverez un beachbreak pépère pas loin.
Depuis le moule mieux vaut se diriger vers le Nord. La cote est, vers la Pointe de la Grande Vigie est complètement inaccessible avec des falaises et peu de criques. Il y a des spots secrets mais il vous faudra un bateau pour les découvrir.
• Péninsule de l’est
C’est un coin de l’ile assez exposé aux alizés (nord-nord-est). Il est donc nécessaire d’aller dans ce coin les jours où le vent est quasiment nul et tot le matin. Vous pourrez alors scorer de belles sesssions à la Pointe des Chateaux, ou sur les nombreux pics de l’Anse à la Gourde.

• Anse Salabouelle
Au sud d’Anse Salabouelle on trouve une série de spots de récif dangereux, comme Caye Dehors ou La Station. On peut s’amuser sur le spot d’Alize. La péninsule autour de Pointe Des Chateaux est un autre coin avec de bons reefs comme La Chaise ou Anse à la Gourde pour ceux qui aiment le challenge.
• Cote sud
La cote sud est la plus développée, facilement accessible depuis Pointe à Pitre, avec des spots souvent inconsistants et onshores. Quand ça marche, y’a du monde. Entre les pics tranquilles de St François et ceux hyper consistants et gavés de Petit Havre, les spots sont faciles.
• Cote nord-ouest
La dernière zone s’étend de Anse Bertrand à Port Louis ou c’est toujours offshore mais il faut une houle longue de taille moyenne pour obtenir des conditions d’anthologie.
On trouve les meilleurs vagues de l’île à Port Louis, c’est un pic avec de longues droites tranquilles et une gauche plus courte. Anse Bertrand est aussi une bonne droite facile.
Cette zone cache également quelques reefs excellents comme Plombier, Anse Laborde ou Pointes Antigues : à réserver aux experts ! Et la fameuse vague de l’Abattoir, longue et creuse...
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| Port Louis en visite virtuelle (Quicktime 101 Ko) |
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| Anse Salabouelle en visite virtuelle (Quicktime 81 Ko) |
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| Infos pratiques |
HOULES, VENTS & MAREES
La principale saison de swell est novembre à mars, avec des swells longs périodiques de N-NE entre 1m et 3m se combinant avec des swells de vent constants entre 0,6m et 1,5m venants de l’est.
Les swells de vent sont là toute l’année donc si le petit surf mou vous branche, allez-y quand vous voulez.
Le vent d’est est le plus régulier entre novembre (44%) et juillet (70%).
Ensuite c’est NE plutôt que SE, à part mai-juin et septembre-octobre. C’est dommage, les vents de SE donnent plus de conditions offshores sur Grande Terre. Ne vous prenez pas la tête avec les marées !
Comme sur beaucoup d’îles tropicales le climat varie en fonction de l’exposition au vents.
Y ALLER
Vols charters depuis la France, à partir de 3500 ff. chez Turquoise Voyages.
Pas de paperasse, vous êtes en France.
BOUGER
Il y a un bon réseau de bus publics mais vous aurez besoin d’une caisse pour vous rendre sur beaucoup de spots (1700 ff. / sem chez Turquoise).
Les routes sont bien entretenues mais la côte est peu desservie. La conduite est parfois sauvage, klaxonnez !
DORMIR ET MANGER
La plupart des hôtels sont sur la cote sud. Si vous ne pouvez pas vous caler au Moule, essayez St-François. On trouve des apparts à 1500ff/sem et une chambre double vous coûtera 250ff dans un hôtel **.
Le Mabouya Surf Camp et le club Arawak proposent hébergements et services.
La cuisine créole est riche en goût, le ti-punch est la boisson locale. Coût : 100 ff / repas.
- Petites vagues faciles
- Centre de sports nautiques
- Ambiance relax des caraïbes
- Swells de vent, vagues molles
- Foule scolaire sur certains spots
- Développement touristique
- Assez cher
Texte : Gilles Leparmentier / YEP
Pix : Le Leannec / Chevodian
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