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| Antilles, Polynésie ou Réunion |
De notre peu glorieux passé colonisateur nous restent les fameux DOM-TOM, qui permettent d’échapper aux rigueurs de l’hiver. Grosso modo, y’a 3 options :
Primo, les Antilles sentent l’exotisme des Caraïbes mais les vagues bien que de bonne qualité y manquent parfois de taille et de consistance. Segundo, la Polynésie offre certainement la plus belle panoplie de passes dans les barrières de corail mais ce n’est pas la porte à côté et mieux vaut avoir un bon budget. Bien que rien n’y soit donné, La Réunion semble donc le bon compromis pour un trip dépaysant avec des vagues régulières sans trop de contraintes de transports.
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| "ouah" |
Que celui qui n’a pas lâché un "ouah" d’admiration en matant les vues panoramiques de la barrière corallienne de Saint-Leu, m’explique ce qui n’allait pas ce jour-là. Tout est là, un récif qui tourne idéalement à moins de 200 mètres du bord pour venir mourir quasiment sur la plage. Avant le coude, la vague est rapide mais sans danger car y’a pas mal de fond, d’où un take-off assez fastoche. Comme les alizés soufflent souvent du sud, la première section est souvent cross-shore, mais il est rare que ça ferme ou que ça rende le curl trop bouillonnant. Après, on arrive au bol magique. Le vent devient off shore et l’inside lisse, le reef se rapproche de la surface et c’est là que la vague devient tubulaire. Attention, le tube est lent et pas très long, il faut donc se ralentir pour s’y mettre. La section du bol casse sur une trentaine de mètres et s’éteint en fin de passe. Une formule magique pour choper Saint-Leu "classic" : une houle de sud-ouest, un léger vent de sud-est et une marée plutôt haute que basse.
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| Bons swells entre juin et septembre |
La Réunion étant dans l’hémisphère sud, on comprend tout de suite que la saison des vagues s’inverse par rapport à la nôtre. On peut donc compter sur de bons swells entre juin et septembre mais on peut aussi espérer que ça marche le reste de l’année. Saint-Leu est bien exposé, ce qui n’est pas passé inaperçu aux yeux des sponsors.
Au moment où les compétiteurs se plaignaient comme quoi l’ASP choisissait plus le spot pour la taille des parkings environnants que pour la qualité de la vague, le Réunion Pro est venu dire : top vague assurée! Pendant quelques années, le circuit pro WCT s’est arrêté à Saint-Leu et depuis, tous les surfers de la planète en rêvent. Ce qui peut poser problème, le spot étant autant convoité par les trippers que par les locaux. La population des surfers locaux ayant nettement augmenté, le pic est ultra fréquenté avec des tensions entre surfers, bodyboarders et longboarders. De plus le niveau de surf réunionnais a beaucoup progressé : Le Texier, Robin ou Heer chez les mecs, Hoarau chez les filles, Gazzo ou Courtois chez les longboarders... Il faut donc jouer des épaules au take off en oubliant le corail à fleur d’eau et les requins de passage.
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| Sous l’eau |
Le corail est prêt à vous accueillir avec ses branches coupantes et son poison qui brûle. Et si ce n’est pas le corail, ce sont les oursins. Des chaussons peuvent vous éviter une partie de ces douleurs éventuelles, mais vous devez aussi vous préparer à quelques mauvais wipe-outs, surtout dans le bol. Rien d’alarmant quand on pense à tous les sharks qui patrouillent sur la côte. La liste des attaques de surfers à La Réunion commence à s’allonger bien que toutes se soient passées ailleurs qu’à Saint-Leu qui a la chance d’être un peu hors-circuit des pérégrinations de ces chers squales, sachez-leu !
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Un jour peut-être vous vous arrêterez à Saint-Leu en vous demandant après avoir remarqué tous les autres noms de bleds de l’île qui sont des "Saint-Quelqu’un" : qui peut bien s’appeler Leu ? Mais la question ne vous triturera pas trop longtemps une fois que vous aurez aperçu les barrels bleus turquoises de ce spot démentiel.
Antony "yep" Colas
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