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| Surforange : une initiative comme les autres ? |
Des projets de trips, il s'en crée tous les jours sur la planète. Chaque surfeur rêve un jour d'un tour du monde, de quelques sponsors et de retombées medias minimales pour les attirer. Ce genre de projet, Agoride en reçoit plusieurs chaque mois. La plupart sont fantaisistes. D'autres loufoques, ou encore très mal ficelés. D'autres enfin semblent sérieux de prime abord, mais d'expérience, le rêve devient souvent un cauchemar sinon un échec une fois le trip lancé.
Quand des trips réussissent, il n'est donc pas vain de s'y intéresser, car ils apportent un œil nouveau par rapport aux trips formatés des pros (entendez ceux organisés par de grandes marques avec des surfeurs pros dans des spots que tout le monde connaît déjà), qui n'ont que faire (et surtout pas le temps) de l'extra surf, alors que cela fait partie intégrante du voyage. Ces trips " amateurs " sont aussi peut être la clé de la réussite de votre propre trip. Car s'il est bon de rêver, il est encore mieux de s'en donner les moyens.
Voici un cas d'école, le Surforange Tour, une initiative d'un ingénieur/surfeur depuis toujours, Jérôme Percherancier, et de ses acolytes, Frédéric Maitre et Eric Tintet. Un an autour du monde, 14 pays visités, un budget conséquent, et au final une véritable réussite.
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| Interview express, avant de plonger en Amérique Centrale. |
Pourquoi un trip sur le Net ? Par obligation ou par plaisir ? C'est définitivement le moyen le plus accessible pour communiquer. Etre 100% maître du contenu (souvent mal transcrit par les médias traditionnels qui ont des contraintes budgétaires et éditoriales) et de la présentation est un véritable avantage et une grande satisfaction. Cela rentrait dans la logique de réalisation du projet, pour augmenter la qualité du voyage en ayant des sponsors. S'investir pour mieux réussir.
Difficile de trouver ces sponsors ? Peu de temps pour monter le projet, donc effectivement ça a surtout ressemblé à une course contre la montre. Je pense qu'un projet bien ficelé et bien présenté a de forte chance de marcher. Ce qui est long, ce sont les délais de réactivité des entreprises par rapport à ce type d'initiative.
Pourquoi ce tracer ? Des endroits que l'on ne connaissait pas, qui pour l'Amérique Centrale et du Sud s'inscrivent dans une certaine logique lorsque l'on investit dans l'achat d'une caisse ; il faut pouvoir faire un maximum de route avec pour rentabiliser l'investissement. Des pays avec une forte culture surf aussi, une grande diversité de vagues. Mais le tracer et le timing correspondent avant tout à la volonté de choper tant bien que mal les meilleurs vagues à la meilleure période l'année. Pas facile quand on planifie de surfer pendant 12 mois dans 14 pays différents !
Meilleur souvenir ? Les trois dernières semaines de trip à Est Sumbawa. Les premiers 10 jours, il n'était possible de surfer que de 5h30 à 8h00 du matin, le vent thermique onshore se levant réglé comme une horloge. Le reste de la journée, pas grand chose à faire, si ce n'est d'aller ramasser quelques coquillages sur la plage, manger et faire la sieste. Beaucoup ont craqué et sont repartis sur Bali avec le Ferry hebdomadaire. Ensuite, alors que presque tous étaient partis, les orages sont venus de terre, rendant le plan d'eau aussi lisse qu'un miroir et rangeant à cet effet les lignes de houles qui n'ont fait que grossir pendant plusieurs jours. Ce fut à mes yeux une sorte de couronnement pour cette fin de voyage. Et une récompense à notre patience...
Pire souvenir ? Rentrés à l'eau au mauvais moment, à marée haute à Desert Point (Lombok), que deux à l'eau dans un bons 10 pieds, mon pote Portugais condamné à détaché son leash à cause d'une série plus grosse que les autres qu'il se prend sur la face. A la suite de cela, un courant de folie qui nous emmenaient au large, sans espoir de retour... Les autres, tranquillement dans sur bateau s'envoyant une bière alors que l'idée était de filmer et de nous checker à cause des conditions de surf plutôt extrêmes.... No comment !
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| Acheter une caisse pour tripper en Amérique Centrale ? |
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Idéalement pour tripper en Amérique Centrale, il faut acheté un van ou un truck, bien que le bus reste une option peu onéreuse qu'il faut envisager si vous voyagez seul avec peu de matériel. Sachez néanmoins que le bus est le meilleur moyen pour être en contact avec la population locale et rencontrer d'autres voyageurs comme vous. Avec le bus, le seul problème que vous rencontrerez c'est l'accessibilité à certains spots de surf. Avoir son propre véhicule est un luxe mais si vous voyager à plusieurs cela devient très vite rentable. Arrivez idéalement au Texas ou en Californie sachant qu'au Texas vous ne trouverez pas ou très difficilement de combi VW. Plutôt gasoil que essence pour la revente, les japonaises sont ce qu'il y a de mieux, sinon il y a toujours les spacieuses américaines Chevrolet 8 cylindres essence. Revente facile au Panama ou au Costa Rica si gasoil (peut être plus intéressant au Costa Rica à cause des taxes d'importation moins élevées). Pensez à la taxe d'importation qu'il faudra normalement déduire du prix de vente. Ne pensez pas faire du fric sur la revente, considérez plutôt un véhicule d'occasion autour de 2000 USD, 50% de perte.
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| Mexique : une variété et une quantité impressionnante de vagues dans un cadre culturel authentique |
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De Baja Norte jusqu'au Chiapas, le Mexique regroupe certainement le plus grand potentiel de surf de qualité dans sa zone. Il y en a pour tous les goûts, c'est une aventure unique que vous y trouverez ! Des trips hard core dans le désert en plein centre de Baja où vous n'aurez comme seuls compagnons que quelques coyottes ou scorpions égarés, aux petits paradis mexicains dans les environs de Puerto Vallarta, aux plages d'Acapulco qui mise à part quelques vagues de qualité vous vivrez la fête telle que vous ne l'avez jamais vu, aux micro-villes surf construites sur la plage à Rio Nexpa qui offre une des meilleurs vagues du Mexique (vague souvent comparée à un caramel), et la célèbre vague de Puerto Escondido, mondialement et nationalement connue comme étant la vague casseuse de planches. Ceci n'est qu'un petit aperçu de l'aventure que vous vivrez, Viva Mexico !
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| Salvador : le meilleur surf de réputation, mais sans doute le plus dangereux |
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Bien que chaque pays d'Amérique Centrale regorge de vagues plus belles les unes que les autres, c'est sans doute au Salvador que l'on trouvera les vagues les plus belles et les plus longues, offrant des tubes inoubliables. Dès que le swell rentre, certains ricains n'hésitent pas à se rendre sur place le temps d'un week end ! Attention, émeutes entre gangs et vols ne sont pas rares, il faut prendre des précautions, ne pas faire confiance à n'importe qui ! Il est plutôt déconseillé de partir surfer seul avec du matériel, bref n'emporter avec vous que votre planche !!!
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| Nicaragua : la tranquilité et le vent qui se réveille et se couche de la même manière : offshore |
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Pays aux milles malheurs, le Nicaragua aura connu un passé plutôt difficile, dévasté par les ouragans, les tremblements de terre, les raz de marée et les guerres civiles. Ces phénomènes auront certes empêché le développement touristique du pays en éloignant les foules mais pas les conditions de surf parfaites qui vous font rêver. Le pays est souvent comparé à son voisin le Costa Rica comme son frère, offrant d'aussi bons surfs mais à l'inverse dans une tranquillité impressionnante, sans personne à l'eau.... La papagayo wind, ce vent frais généré par les lacs Nicaragua et Managua vous assureront jours après jours en saison sèche un inlassable vent offshore. Avis aux amateurs ! Allez jeter un coup d'œil du côté de Las Salinas...
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| Guatemala : le surf le moins bon de réputation mais les plus beaux paysages d'Amérique Centrale |
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Volcans culminant à 4000m, ville coloniale accueillant la semaine Sainte, lacs aux couleurs turquoises, entourés de volcans et de jolies filles, le Guatemala abritent à lui seul toutes ces merveilles. Le surf principalement des beach-breaks est considéré comme de moindre qualité, des vagues qui ferment dû à une côte trop droite. D'ailleurs bon nombre de Guatémaltèques se rendent au Salvador pour en apprécier le surf.
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| Costa Rica : des vagues de légendes dans des décors somptueux |
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Pas besoin de chercher très loin, il s'agit bien évidemment du Costa Rica : belles femmes, vagues aussi nombreuses qu'il y a d'espèces animales, peuple pacifique (le seul pays d'Amérique Centrale ne possédant pas d'armée), pas de doute on est bien au paradis ! Seul inconvénient, le tourisme de masse qui se prolifère, et transforme certains endroits jadis paradisiaques en hôtels luxueux à défaut de sauvegarder une nature luxuriante. Certaines zones comme les environs de Tamarindo, Jaco et Pavones sont gorgés de « backpackers », surf camp américains qui accueillent des hordes de ricains. A titre d'exemple, à Pavones, lors d'une rentrée de swell, vous n'aurez pas de mal à compter près de cents personnes sur la vague !!! Plutôt à éviter pour ceux qui recherchent l'authenticité.
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| Panama : un pays de contrastes, qui regorge de vagues incroyables |
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Peu touristique, le Panama, malgré quelques vagues très connues, de grande qualité, compte un grand nombre de secrets spots. Attention il faut néanmoins des moyens, bateau, 4x4 en saison des pluies, et pas mal de temps pour bien inspecter chaque zone et récupérer des contacts qui vous serviront à gagner du temps dans votre quête ! Santa Catalina, une vague technique de très très grande qualité, est certainement le joyaux du pays.
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| Optimisation d'un timing parfait pour un surftrip réussi en Amérique Centrale |
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Mois
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Côte
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Lieu
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Pays
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Novembre,
Décembre
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Pacifique
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Baja
ou Main Land
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Mexico
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Janvier,
Février
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Caraibe
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Boca del Toro
Punta Brava
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Panama
Costa Rica
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Mars
(mois de transition entre les houles de nord et celles de sud), Avril, Mai,
Juin
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Pacifique
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La
libertad, km29, etc..
Las
salinas, etc...
Witches
Rock, Matapalo, Pavones, etc...
Santa
Catalina, Venado, etc...
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Salvador
Nicaragua
Costa Rica
Panama
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| Conseils et remarques générales |
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Sujet
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Conseils
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Le monde à l'eau
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- Beaucoup
de surf sans personne ou très peu de monde.
- Le
week end et les vacances, c'est comme partout il y a plus de monde... S'il n'y
a pas de swell, profitez en pour tailler la route !
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Les gens
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- Sympathique
- L'effet
Gringo, pas seulement les ricains comme on pourrait le croire mais également les européens...
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Le surf
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- Grande
qualité et variété de vagues.
- Période
de transition des houles de Nord et de Sud, Janvier, février, mars : à ce
moment les Caraïbes cartonnent !
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Les routes
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- La panaméricaine globalement en bon état.
- Quelques tronçons avec plein de trous notamment
après la frontière d'entrée au Nicaragua si vous venez du Honduras.
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Corruption
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- Pas tant que ça ! Sur 7 mois, une seule
tentative de raquette au Panama
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Passage de frontière
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- Eviter si possible les grands axes, petit poste
frontière plus sympathique et plus rapide.
- Chère pour une voiture de traverser le Honduras
(150€)
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Prix essence / gasoil
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- Très bon marché pour nous européens
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La bouffe
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- Bon marché dans l'ensemble
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Camping
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- Baja et Costa Rica, ailleurs plutôt déconseillé
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Les locaux
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- Sympathiques, très friands d'auto collant de surf
- Moins sympa dans les zones où il y a beaucoup de
monde (spots mondialement connus)
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Drogues
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- Très déconseillé d'en transporter avec soi, le
jeu n'en vaut pas la chandelle.
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Villes coloniales
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- Un très bon endroit pour retrouver un contact
avec la civilisation après plusieurs jours de suf trip isolé.
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Coût des pays
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- Les plus chers : Costa Rica et Panama
- Les moins chers : Nicaragua, Salvador,
Guatemala
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| Informations supplémentaires sur Surforange |
Pour découvrir l'aventure surforange, 14 pays traversés sur 3 continents pendant une année, ou pour rechercher des spots de surf dans le monde entier via 3 approches différentes, ou encore pour ajouter vos propres surf trips : www.surforangetour.com
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